La CGT interpelle députés et sénateurs

Madame, Monsieur,

Dans le cadre des discussions à l’Assemblée Nationale et au Sénat concernant la LFSS, nous demandons une loi-cadre sur la prise en compte de la dimension psychologique.

A plusieurs reprises, le Collectif des psychologues UFMICT-CGT a alerté les députés et sénateurs sur les moyens largement insuffisants pour traiter la souffrance psychique de la population.

Aujourd’hui la situation est devenue désastreuse, y compris pour les psychologues : nos collègues quittent en nombre la Fonction Publique Hospitalière, faute de pouvoir prendre correctement en soin la population, faute de conditions de travail satisfaisantes et faute d’une rémunération à la hauteur de notre qualification.

Le statut des psychologues hospitaliers est bafoué, leur autonomie n’est pas respectée. Les multiples tentatives de réduire leur exercice aux injonctions médico-administratives, sans liberté ni créativité, augmentent chaque jour la perte de sens au travail.

Chargés de promouvoir l’autonomie de la personnalité, les psychologues se trouvent pris dans des injonctions paradoxales entre la loi, le parcours patient et la réalité institutionnelle. Les psychologues sont incités à exercer de façon contraire à leur déontologie, ce qui les amène à quitter la fonction publique et à y laisser les postes vacants.

Face à la souffrance actuelle, dans une société de plus en plus déshumanisée, il est urgent que les psychologues puissent exercer pleinement leur fonction dans toute sa spécificité. Soucieux de préserver les missions de service public, ils doivent pleinement pouvoir œuvrer à la prévention et aux soins.

Face à ce constat, nous voulons envisager ensemble les perspectives pour sortir de cet état de crise. Nous restons à votre disposition pour une rencontre.

Imprimer cet article Télécharger cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *