Les mensonges du gouvernement

 

 

L’application de la loi travail à la fonction publique est EN MARCHE

Les mensonges du gouvernement !

(les citations sont celles d’un document de travail du Ministère)

 

Il s’agit d’une « concertation » pour « refonder le contrat social avec les agents publics », pour « rénover notre modèle d’action publique » et « offrir aux usagers un service public de qualité ». Le tout sera finalisé au plus tard en octobre 2018.

Le gouvernement a déjà « concerté » les partenaires sociaux de la psychiatrie, excluant dès la seconde réunion la CGT des groupes de travail. C’est ce qu’il appelle le « dialogue social ».

Face au « décalage important entre les missions et les moyens », « au manque de mobilité », au « manque de considération de l’investissement personnel dans la rémunération », « certains agents peuvent s’interroger sur le sens de leur engagement ». Il faut « redonner sens et confiance » aux agents qui « restent profondément attachés aux valeurs du service public » et « que leurs compétences soient reconnues ». Le Ministère sait utiliser nos propres mots et nos revendications pour en détourner totalement leur sens.

 

Au menu du gouvernement, « 4 chantiers prioritaires »

Pour améliorer « la qualité et l’efficacité du dialogue social » et » le fonctionnement des instances représentatives », il supprime le CHSCT, la seule instance décisionnelle des salariés, et réduit les compétences des Commissions Paritaires. Les directions auront ainsi les mains libres pour l’avancement et la promotion et surtout les sanctions disciplinaires, puisque le pouvoir des représentants du personnel dans ces commissions sera réduit. Dans le langage ministériel, c’est pour « responsabiliser davantage les acteurs et redonner du sens aux collectifs de travail ». L’évaluation individuelle nous indiquait déjà combien le gouvernement s’intéressait réellement aux collectifs de travail.

Pour « rendre les métiers et les territoires sous-équipés plus attractifs », le gouvernement veut « ré-armer (sic !)  les employeurs pour recruter plus facilement ». Traduction concrète : « développer le recours aux contrats », plus précaires et « souples » plutôt que recruter des fonctionnaires. Les salariés les plus récents savent pourtant bien ce que représente d’être contractuel au lieu de fonctionnaire : la précarité, un salaire qui n’évolue que lentement et à la tête du client (puisque la direction n’est pas tenue de respecter les grilles de salaire), une retraite plus faible, l’impossibilité de faire valoir son éthique professionnelle, la difficulté d’acheter à crédit un logement ou une voiture, et l’absence de la prime de service (presqu’un 13ème mois).

Pour « attirer les talents », « fidéliser des agents », « reconnaître l’implication et la performance », et « rendre efficiente la dépense publique », il convient  de restaurer la « rémunération au mérite ». En clair, de précariser le personnel, en lui faisant miroiter une meilleure rémunération. Il est évident que, dans un contexte d’austérité budgétaire, chacun peut s’apercevoir que ses revenus se sécurisent et augmentent ! En réalité, même les salaires des titulaires ont chuté en termes de pouvoir d’achat ! L’évaluation individuelle à l’hôpital de Loches a en outre montré que l’expérimentation du salaire au mérite avait globalement réduit les rémunérations des agents. Sous couvert de faire valoir l’implication des uns, il s’agit en fait de réduire les revenus du plus grand nombre.

Enfin, pour « permettre aux agents de définir des projets professionnels » et permettre « aux employeurs d’avoir une vision pluriannuelle de ces évolutions », il conviendra de « créer un dispositif global d’appui lors de restructurations de service » en « développant les dispositifs et aides au départ vers le secteur privé » et en « structurant des plans de départs volontaires ». Le message est on ne peut plus clair : réduire le nombre de fonctionnaires, trop bien payés et pas assez souples, au profit de sous-traitants libéraux. Cela signifie éclater les équipes transformées en réseau de partenaires qu’il sera en réalité difficile de réunir et de concerter. C’est enfin la privatisation EN MARCHE du secteur public.

Manifestement, le gouvernement sait défendre les services publics !

La manifestation du 22 mars n’est qu’un premier pas pour défendre notre travail et notre service public

Manifestons le 19 avril à 14H30

 devant la Maison des Syndicats de Chalon/Saône

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